Archives annuelles : 2011

L’intérêt pour les entreprises à utiliser la MUSE

→     La MUSE (Monnaie à Usage Solidaire et Ecologique) représentera pour l’entreprise un label qui permettra de rendre visible sa démarche :Coupon 20 MUSEs

  • Ce label conduira, au sein même de l’entreprise, chacun des clients à s’interroger sur le développement d’une économie sociale, solidaire, locale  –   sur la nature et les formes de production de ce qui est produit, consommé et échangé ;
  • La MUSE sera ainsi vecteur de valorisation son image ;
  • Elle donnera du sens à son action et une valeur à ce qui n’a qu’un prix ; de plus, les valeurs auxquelles l’entreprise adhère, peuvent être partagées par les salariés et autres collaborateurs ou différents prestataires.

 

→     La MUSE constituera pour l’entreprise un « outil » de fidélisation qui peut lui permettre de mieux (­sur)vivre en général et mieux résister, en particulier, à la concurrence des grandes chaînes commerciales.

 

Verso MUSE

→     La MUSE permettra, par son soutien à la petite entreprise locale, de dynamiser les échanges existants et de créer de nouveaux liens :

  • développement du volume d’affaires avec les particuliers, mais aussi avec les entreprises appartenant au réseau,
  • outil d’échanges divers, structurant à terme pour l’ensemble des entités du réseau de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) ; « Un tel système a démontré son efficacité en Suisse. Il est utilisé depuis soixante-quinze ans par 65 000 entreprises du pays. La monnaie s’appelle le WIR. La WIR banque fonctionne en deux monnaies : le franc suisse et le WIR. Les entreprises ­s’échangent des crédits en WIR. » (Entretien de Bernard Lietaer-Politis N°1031 – Semaine du 18 au 23 décembre 2008).

 

→     La MUSE  sera « outil » de communication : il donnera accès à des espaces de communication spécifiques,  mis  à disposition par l’ensemble des partenaires du réseau.

 

→     Les entreprises savent qu’elles participent de façon certaine au soutien de projets d’intérêt commun, d’activités et de structures locales, malgré la contribution financière ponctuelle de reconversion.

Sonnante

D’autres monnaies en région Midi-Pyrénées ?

Projet du Pays de Lannemezan

  • Nom de la monnaie : La Sonnante
  • Bassin de vie : Bagnères de Bigorre et Lannemezan
  • Département : Hautes Pyrénées – 65
  • Début du projet : 25 novembre 2011
  • Mise en circulation : 2012
  • Moyen d’échange (obligatoire) : monnaie papier
  • Evaluation : convertible
  • Fonte:
  • Association porteuse :
  • But du projet :
  • Mécanisme de recouvrement des coûts :
  • Site :
  • Contact : Anne Marquer
  • Relais : Anne Marquer
  • Mail du relais : lasonnante[at]yahoo.fr

La MUSE

Retour sur la carte des Pays de la Loire

Projet de l’agglomération angevine

La MUSE

 

  • Nom de la monnaie : la MUSE (Monnaie à Usage Solidaire et Ecologique)
  • Bassin de vie : Mûrs-Erigné
  • Département : Maine et Loire (49)
  • Début du projet : Juin 2010
  • Mise en circulation : 16 avril 2012
  • Moyen d’échange (obligatoire) : Coupon
  • Evaluation : 1 Muse=1 euro
  • Fonte: 2% par an
  • Association porteuse : Agir pour la Transition
  • But du projet : d’initier le développement d’une économie locale,de faciliter les échanges,de reconsidérer les notions de richesse et d’argent,de permettre la réappropriation de l’outil monétaire
  • Mécanisme de recouvrement des coûts : fonte, reconversions, adhésions
  • Site : www.lamuse-monnaie.fr
  • Contact : contact@lamuse-monnaie.fr
  • Relais : Giovanni TURCO
  • Mail du relais : cheminsdeterre_giovanni_t@ymail.com 

    Coupon 1 MUSE

 

Concrètement, les objectifs de la MUSE  (Monnaie à Usage Solidaire et Ecologique)

 

  • Réappropriation par la personne de la nature et l’usage de la monnaie ;
  • Créer un lien entre toutes les initiatives et alternatives visant à promouvoir la thématique de la Transition
  • Protection des équilibres écologiques / sobriété énergétique
  • Découverte/expérimentation de nouvelles habitudes et comportements
  • Aider au financement de projets éthiques et innovateurs oeuvrant dans l’optique de la transition ;
  • Afficher clairement, par diverses fonctionnalités, d’autres horizons économiques, politiques et philosophiques que ceux imposés aujourd’hui par la(les) monnaie(s) officielle(s) ;
  • Défendre le petit commerce local et développer le lien social ;
  • Générer des pratiques au service du développement de la solidarité ;
  • Permettre une régulation efficace de l’économie locale (…voire devenir outil de substitution?).

 

STATUTS DE L’ASSOCIATION « LE GRAIN »

  •  L’association « Le Grain » porte le projet de l’Epi, dans la région havraise
  • A regarder particulièrement : l’article 10 qui décrit le Conseil d’animation

 

Article 1 Constitution et dénomination

Il est fondé entre les adhérents aux présents statuts, une association régie par la Loi 1901, et le décret du 16 août 1901 ayant pour titre « LE GRAIN ».

 

Article 2 Objet de l’association

L’association a pour objet de créer et de développer, sur la région havraise, une économie respectueuse de l’être humain et de son environnement naturel. Elle souhaite ainsi promouvoir et mettre en œuvre de nouveaux modes d’échange basés sur l’entraide, la coopération et la consommation raisonnée, notamment par la création et l’utilisation d’une monnaie complémentaire locale.

L’association s’adresse à toutes personnes physiques ou morales souhaitant adopter des comportements de production, de distribution et de consommation cohérents avec les valeurs qu’elle défend.

 

Article 3 Siège social

Le siège social est fixé au Havre, il pourra être transféré par simple décision du Conseil d’Animation.

 

Article 4 Durée

La durée de l’association est illimitée

 

Article 5 Membres

L’association se compose de membres actifs, personnes physiques ou morales qui souhaitent utiliser la monnaie complémentaire mise en place par l’association.

Tous les membres actifs ont droit de vote aux Assemblées Générales.

 

 

 

Article 6 Conditions d’adhésion

Pour faire partie de l’association, il faut :

  • adhérer aux présents statuts et à la Charte de l’association,
  • s’acquitter de la cotisation annuelle dont le montant est fixé par l’Assemblée Générale,
  • s’engager à respecter le règlement intérieur.

Le Conseil d’Animation se réserve le droit de refuser des adhésions, sans avoir à justifier sa décision.

 

Article 7 Perte de la qualité de membre

La qualité de membre se perd par :

  • la démission ;
  • le décès ;
  • la radiation prononcée par le Conseil d’Animation pour motif grave (les motifs d’exclusion sont précisés dans le règlement intérieur de l’association). Le membre concerné est invité à présenter ses explications devant le Conseil d’Animation avant la prise éventuelle de la décision de radiation ;
  • le non-paiement ou le non-renouvellement de la cotisation annuelle (tout membre doit se maintenir à jour de sa cotisation)

 

Article 8 Assemblée générale ordinaire

L’Assemblée Générale Ordinaire se réunit au moins une fois par an et comprend tous les membres de l’association à jour de leur cotisation.

14 jours au moins avant la date fixée, les membres de l’association sont convoqués par mailou courrierpar le Conseil d’Animation.

L’ordre du jour est indiqué sur les convocations.

L’Assemblée Générale, après avoir délibéré :

  • se prononce sur le rapport moral et d’activités,
  • valide les comptes de l’exercice financier clos et le budget prévisionnel de l’année en cours,
  • pourvoit à la nomination ou au renouvellement des membres du Conseil d’Animation,
  • fixe le montant de la cotisation annuelle,
  • détermine les orientations à venir,
  • valide le règlement intérieur.

Les décisions de l’Assemblée sont prises à la majorité des membres présents. Le vote par procuration n’est pas autorisé.

Les décisions des assemblées obligent tous les membres de l’association y compris les absents.

 

Article 9 Assemblée générale extraordinaire

Si besoin est, ou sur demande du quart des membres de l’association, le Conseil d’Animation convoque une Assemblée Générale Extraordinaire. Il en rédige l’ordre du jour. Les conditions de convocation sont identiques à celles de l’Assemblée Générale Ordinaire.

L’ordre du jour peut être la modification des statuts, la dissolution ou tout dysfonctionnement grave empêchant le bon fonctionnement de l’association.

Les délibérations sont prises à la majorité des deux tiers des membres présents.

Le vote par procuration est interdit.

 

Article 10 Conseil d’Animation

Composition et élection :

Le Conseil d’Animation est composé au maximum de 18 membres. Le maximum de membres professionnels pouvant siéger au CA est fixé à 6.

Les candidats sont élus par l’Assemblée Générale Ordinaire.

En cas de vacance de poste, le Conseil d’Animation pourvoit au remplacement des personnes concernées sans attendre la prochaine assemblée générale. Les mandats des membres ainsi élus prennent fin à la date de fin de mandat prévue pour le membre remplacé.

Durée des mandats et conditions d’éligibilité :

Pour pouvoir se présenter à un poste au Conseil d’Animation, il faut être membre de l’association depuis au moins un an et être coopté par deux membres du Conseil.

Les membres du Conseil d’Animation sont élus pour 3 ans et leurs mandats sont renouvelables par tiers tous les ans. Les deux premières années, le tiers sortant sera tiré au sort.

Les membres sont rééligibles.

Le Conseil d’Animation élit parmi ses membres deux co-présidents (en favorisant la parité homme/femme), représentants légaux de l’association et un trésorier. Ils sont élus à cette fonction pour un an. Leurs mandats sont renouvelables.

Réunions et délibérations

Le Conseil d’Animation se réunit au moins six fois par an sur convocation des co-présidents ou sur la demande d’au moins un tiers de ses membres. Il se réunit dans un délai maximum d’un mois après l’Assemblée Générale qui a procédé à l’élection de ses membres.

Les délibérations du Conseil d’Animation ne sont valables que si la moitié de ses membres au moins sont présents.

Les décisions sont prises au consensus tel que défini dans le règlement intérieur.

Le vote par procuration est interdit.

Il est tenu des procès-verbaux des séances, signés par les co-présidents et établis sans blanc, ni rature, ils sont conservés au siège de l’association.

Fonction du conseil d’animation :

Il met en œuvre les orientations validées par les assemblées générales et s’occupe de la gestion quotidienne de l’association. Il a tous pouvoirs pour garantir son bon fonctionnement.

 

Article 11 Rémunération

Les frais et débours occasionnés pour l’accomplissement du mandat d’administrateur sont remboursés au vue des pièces justificatives. Le rapport financier présenté à l’Assemblée Générale Ordinaire doit faire mention des remboursements de frais de mission, de déplacement ou de représentation payés à des membres du Conseil d’animation.

 

Article 12 Ressources

Les ressources de l’association se composent :

  • des cotisations,
  • des subventions éventuelles provenant de l’Europe, de l’état, des collectivités locales et territoriales ou toutes autres subventions,
  • de recettes provenant de la vente de produits, de services ou de prestations fournis par l’association,
  • de dons manuels et de toutes autres ressources qui ne soient pas contraire aux règles en vigueurs,
  • des moyens de levier sur la monnaie locale.

 

Article 13 Dissolution

En cas de dissolution prononcée par l’Assemblée Générale Extraordinaire, convoquée selon les modalités prévues à l’article 13, un ou plusieurs liquidateurs sont nommés par celle-ci et l’actif, s’il y a lieu, est dévolu à une association ayant des buts similaires, conformément à l’article 9 de la loi du 1er juillet 1901 et au décret du 16 août 1901.

Les présents statuts ont été approuvés par l’Assemblée Constitutive du 7 Juin 2011.

Présentation de la Mesure : dossier CRESS

 

Dans le cadre d’un dossier de financement que nous avons déposé à la CRESS Rhône-Alpes, voilà une présentation générale des dimensions sociale et solidaire de la Mesure.

Le projet :

→ Exploration/expérimentation des dimensions sociales et solidaires effectives d’un outil économique à vocation éthique, citoyenne, écologique, social et solidaire: la Mesure, monnaie locale complémentaire (MLC) du bassin de vie de Romans/Bourg-de-Péage.

 

→ Ou comment mettre en œuvre/réaliser les potentiels de solidarité économique et sociale que porte une MLC par :

  • Les choix d’affectation de son fonds de garantie,
  • le soutien-développement d’activités d’utilités générales,
  • la valorisation de ressources inutilisées en réponse à des besoins non satisfaits,
  • l’obtention de monnaie locale par les personnes économiquement défavorisées,
  • le développement de réseaux de solidarité,
  • les partenariats entre structures économiques, structures sociales, institutions et collectivités territoriales, et population d’un bassin de vie.

 

Les objectifs :

→ Réfléchir, mettre en place des expérimentations, évaluer l’utilité sociale et solidaire d’une MLC quand elle ne se réduit pas au seul intérêt économique de mise en circulation de billets/coupons entre particuliers et prestataires.

→ Montrer qu’une MLC est un outil central et indispensable pour favoriser le développement d’une économie solidaire, sociale, écologique, respectueuse de l’humain, qui favorise l’implication dans un projet collectif piloté par les citoyens.

→ Etablir des partenariats avec des acteurs du champ social et mettre en place des financements solidaires, participer au développement économique de micro-projets.

 

Le contexte :

→ La Mesure est une MLC émise par l’association commune-Mesure, sur le bassin de vie de Romans Bourg-de-Péage qui est en déprise industrielle : http://monnaie-locale-romans.org/. Elle circule sous forme de billets-coupons obtenus en échange d’euros (1 Mesure vaut 1 euro) en vue de soutenir les circuits économiques locaux dans le respect d’une charte des valeurs dite « âme de la Mesure », écrite en commun par les membres de l’association.

→ Quel contexte favorable à l’expérimentation de son utilité sociale et solidaire, notamment pour permettre à des publics disposant de peu d’euros d’utiliser de la MLC et de bénéficier de ses potentialités de solidarité ?

  • Le réseau des prestataires qui est un réseau éthique et solidaire,
  • le fond d’épargne constitué par les euros convertis en Mesure,
  • le potentiel d’implication direct ou indirect de l’ensemble des acteurs sociaux économiques locaux.

 

Les moyens humains nécessaires :

Un équivalent temps plein sur 8 mois de novembre 2011 à juin 2012.

 

Quelles sont les actions prévues et leur organisation ?

  • Phase 1 : Exploration des possibles (4 mois)
  • Phase 2 : Formalisation des outils (4 mois)

 

A) Première phase de 4 mois : nous avons déjà pris des contacts et nous avons pour le moment rencontré de l’accueil favorable, mais à cause de l’innovation sociale et solidaire du projet, nous voyons qu’il va falloir encore beaucoup échanger et co-construire : exploration des possibles, état des lieux, recherche des différentes orientations sociales et solidaires envisageables.

 

1/ Nous voulons rencontrer des acteurs sociaux-économiques locaux en vue d’envisager des coopérations spécifiques.

 

  • Les modalités :
    • Rencontres individuelles des différentes structures locales du champ de l’ESS,
    • réunions collectives des prestataires de la Mesure,
    • réalisation-participation d’événements initiant réflexion et coopération (par exemple : participation aux 5ème Rencontres Pôle Sud à Romans qui se dérouleront cette année autour d’un marché solidaire avec utilisation concrète de la Mesure).
  • L’objectif : développer des réseaux de solidarité
    • Par l’émergence des potentiels de mutualisation et de partage entre prestataires mais aussi à destination des utilisateurs économiquement faibles en favorisant leur accès à des biens ou services non utilisés (invendus, surplus, etc.).
      • L’utilisation commune de la Mesure facilitera également le maillage des initiatives économiques, écologiques, éthiques et solidaires ainsi que la mise en réseau d’initiatives/alternatives locales existantes (Ressourcerie verte, coopératives de production, Amap, groupements d’achat,…).
      • Il pourra s’agir alors d’approfondir les partenariats avec les structures locales de l’ESS (Groupe Archer, Ferme de Cocagne, Plate-forme humanitaire) et de l’action sociale (Maisons de quartier, mjc, cllajtipi, etc.)
    • Par la valorisation en MLC des activités d’utilité sociale : les potentiels d’activité des personnes sans emploi comme « ressource non utilisée ».
    • Par l’utilisation du fonds d’épargne-investissement solidaire (fonds de garantie) : création ou soutien de micro-activités et soutien économique direct aux personnes en difficulté en lien avec les structures du champ social (conversion solidaire, primes ou aides en Mesure, etc.). Cette utilisation d’une partie du fonds de garantie en fonds de solidarité pour abonder des « financements solidaires » est l’un des aspects les plus audacieux du volet social et solidaire d’un projet de MLC. Bien évidemment, la phase exploratoire de faisabilité ne fournira que les éléments d’une décision qui devra être prise par une AG de notre association : en particulier, quel pourcentage du fonds de garantie peut être consacré au fonds d’épargne solidaire sans mettre en péril la confiance nécessaire à la bonne circulation locale d’une MLC ; nous espérons aussi trouver des arguments et des garanties pour justifier des micro-prêts à 0%.
  • Partenariat avec les SIAE :
    • Exploration des potentialités de la Mesure d’être un outil de corrélation entre des besoins économiques non satisfaits et des ressources humaines non utilisées.
    • Création et/ou développement d’activités économiques s’inscrivant dans la charte des valeurs de la Mesure pour des publics en difficulté (« Pépinières solidaires »).
    • Une prime en Mesure pourrait être versée aux salariés soutenus par la pépinière ce qui donnerait une reconnaissance d’utilité sociale de leur activité.

 

 

2/ Rencontre des services sociaux territoriaux en vue d’identifier les plus-values sociales et solidaires que peut apporter l’utilisation « de l’outil MLC » par les services sociaux territoriaux.

 

  • L’objectif : ne pas réserver l’usage d’une MLC aux possesseurs d’euros.
    • Permettre à des personnes disposant de peu d’euros d’intégrer un réseau de consommation responsable, éthique, écologique et solidaire. S’il s’agissait de réserver une MLC à un public nanti et averti, une simple information quant à un « club de prestataires » éthiques, ayant signé une charte d’engagement, serait suffisante : il suffirait de fournir un catalogue de tels prestataires et les échanges économiques pourraient se faire en euros.
      • Obtenir des Mesures sans contrepartie en euros : obtention de MLC sur critères sociaux-économiques (conversions solidaires, prime à la conversion, etc.).
      • Obtenir des Mesures avec contrepartie : favoriser l’essor d’activités d’utilité sociale, solidaire et écologique par l’obtention de Mesures. Par exemple :valorisation de gestes éco-citoyens.
    • Dans les 2 cas permettre un accès privilégié à des investissements au moyen du fonds d’épargne solidaire (micro-crédits alimentés par des « financements solidaires » de type CIGALES.).
  • Les modalités :
    • Rencontre des élus locaux, des services sociaux territoriaux et des structures à caractère social.
    • Réalisation-participation d’événements permettant d’amorcer la réflexion et la mise en œuvre des objectifs (par exemple : réunion d’information publique à la médiathèque de Romans, participation à la journée découverte de la maison de quartier Saint-Nicolas,,etc.).
  • Partenariat avec les collectivités territoriales :
    • Dans l’esprit de ce qui se fait déjà à Toujours, avec le projet du SOL-Violette, les explorations porteront sur les implications possibles des collectivités territoriales.
    • Et notamment la ville de Romans – dont le service culturel pourrait constituer une première expérimentation – et la communauté de communes (par exemple : pour la médiathèque S. de Beauvoir).
    • Il pourrait être intéressant également que la ville confie la gestion des projets citoyens qu’elle soutient chaque année aux citoyens et accorde son soutien en Mesure.
  • Partenariat avec les centres sociaux :
    • Identification de besoins sociaux non satisfaits d’une population spécifique auxquels les prestataires du réseau pourraient répondre grâce à l’utilisation de la Mesure.
      • Par exemple, sur le dispositif « vacances solidaires » de la maison de quartier St Nicolas : lorsque une personne épargne 10 euros sur un compte vacances la Maison de quartier y ajoute 10 euros (ou mesure) et commune-Mesure pourrait fournir 10 Mesures (ou euros).
      • En parallèle une rencontre des prestataires locaux de tourisme, campings, sites… afin qu’ils acceptent la Mesure permettra d’augmenter les possibilités de vacances et de sensibiliser les populations aux méfaits du tourisme au loin.

 

 

→ 3/ Organisation de réunions publiques, diffusion d’information au grand public :

 

  • L’objectif : tirer des savoirs de notre faire.
    • Dans sa dimension sociale et solidaire, un projet de MLC devrait apporter aussi une dimension d’éducation populaire : pour permettre aux gens de se réapproprier des questionnements sur la valeur, la gratuité, le don, la solidarité, les échanges économiques. Car nous ne croyons pas que le simple mécanisme économique de la circulation d’une MLC soit suffisant pour permettre une réelle prise de conscience.
    • L’inscription dans un projet collectif comme outil de reconnaissance citoyenne et de dignité par la participation à la fois à la circulation de la monnaie locale, sa construction et les décisions concernant son évolution (choix d’affectation du fonds d’épargne par exemple).
  • Partenariat avec l’Université Lumière Lyon 2, laboratoire Triangle.
    • dans le cadre de l’appel à projet « Université citoyenne et solidaire » , nous avons déposé un dossier « Monnaie et citoyenneté : de la mobilisation à l’évaluation », en collaboration avec Jérôme Blanc.
    • Ce partenariat portera tant sur la tenue de réunions publiques d’information et de débats que sur la réalisation de l’état des lieux des besoins insatisfaits et des ressources inutilisées et évaluation de l’impact social, économique et écologique de l’utilisation de la MLC.
    • L’intérêt de ce partenariat est dans sa réciprocité : l’université apporte ses savoirs et ses savoirs-faire et réciproquement nous apportons notre « expérimentation sociale et solidaire » à la réflexion universitaire.

 

4/ Rencontre des structures existantes de la finance solidaire :

 

  • L’objectif : faire jouer à plein le mécanisme de doublement de la masse monétaire par une MLC.
    • Explorer les différentes modalités envisageables de fractionnement du fonds de garantie et les affectations possibles du fonds de solidarité ainsi créé.
    • En « fractionnant » le fonds de garantie en euros, l’association pourra se donner la possibilité d’en affecter une partie à du financement solidaire.
    • Les adhérents-utilisateurs pourraient par exemple choisir à quel micro-projet ils veulent affecter les euros qu’ils échangent contre des mesures via la création de CIGALES « Micro-projets solidaires ». Une telle affection solidaire de ses euros placés en garantie est déjà pratiquée dans la plus ancienne MLC européenne, le Chiemgauer, en Allemagne.
  • Les Modalités :
    • Rencontres avec La Nef, société coopérative de finances solidaires (http://www.lanef.com/) au sein de laquelle est aujourd’hui déposé le fonds de garantie de l’association.
    • Avec la fédération des CIGALES, club d’investisseurs pour une gestion alternative de l’épargne solidaire – http://www.cigales.asso.fr/ . Une première rencontre avec le président de la fédération aura lieu à Romans début octobre, en présence de prestataires de la Mesure et du directeur de la Maison de quartier Saint-Nicolas.
    • Avec la société GARRIGUE, société de capital risque solidaire, http://www.garrigue.net/.

 

 

 

B) Phase 2 de 4 mois : Formalisation des outils et des partenariats- coopérations, en vue de leur expérimentation à partir du deuxième semestre 2012.

 

→ Cette phase consistera en la formalisation par conventions écrites de partenariat avec les structures concernées (conventions de type « prestataires » et conventions de coopérations spécifiques) ainsi que des fiches de procédures précisant les modalités de mise en œuvre des différentes actions envisagées (affectations et mode de gestion du fonds d’épargne solidaire, procédures de réalisation de conversions solidaires, modalités des mises en réseau, etc.). L’expérience que nous avons déjà acquise par la création de la Mesure nous apprend que ce type de partenariat ne peut réussir à lancer une dynamique que si la co-construction est effective.

L’ensemble de ces documents sera transmis aux instances habilitées au suivi, à l’évaluation et au contrôle des aides du Fonds social européen.

 

 

Partage avec le réseau national des monnaies complémentaires.

Initiatrice du réseau national des monnaies complémentaires (http://monnaie-locale-complementaire.net/), l’association commune-Mesure pourra faire bénéficier l’ensemble des projets de MLC de ses explorations spécifiques du champ social et solidaire de la Mesure. De ce point de vue, notre association espère bien apparaître comme une initiative pilote dans cette dimension sociale et solidaire, dimension trop peu mise en avant dans la promotion des MLC.

En outre elle pourra s’enrichir des expériences proches menées par d’autres projets (en particulier le SOL-Violette à Toulouse, dont nous rencontrerons les « pilotes » lors de la 4ème rencontre nationale des porteurs de projets de MLC qui sera organisée en octobre à Villeneuve sur Lot).

Un bilan de cette étape sera présenté, argumenté, discuté lors une AG qui devra se prononcer sur les partenariats et outils à mettre en œuvre dans la phase suivante.

Il donnera lieu à un rapport écrit détaillé qui sera transmis aux instances habilitées au suivi, à l’évaluation et au contrôle des aides du Fonds social européen.

 

Preuves de réalisation.

 

En règle générale l’association commune-Mesure a opté pour une transparence la plus large possible de l’ensemble de ses actions. Cela se traduit entre autre par la mise en ligne sur son site de la totalité des comptes-rendus de réunions et assemblées ayant lieu. Car nous pensons que ce type de projet – avec ses valeurs de solidarité et de partage – doit d’abord assurer une réelle visibilité de ces procédures vis à vis de tous les participants du projet. Le prix à payer – chacun dispose d’un droit de regard et donc de réclamation – est faible par rapport au potentiel d’enthousiasme qu’il peut susciter.

Des comptes rendus détaillés des différentes rencontres avec les partenaires effectifs ou potentiels, conventions de partenariats, ainsi que des réunions des groupes de travail internes et du collectif de gestion de l’association seront réalisées. Tout comme les procès verbaux de l’AG évoquée ci-dessus ils seront à disposition des instances habilitées au suivi, à l’évaluation et au contrôle des aides du Fonds social européen.

 

La luciole sur France-Inter

6e saison pour « Carnets de campagne » qui poursuit sa route et prouve que partout en France, les décisions locales modifient et améliorent notre vie.

 

Prise de parole de Marie-Christine Baudin, fondatrice de l’association Les lucioles, qui a créé une monnaie complémentaire locale, La Luciole, qui circule depuis avril 2011.

Cette association a pour objectif d’ouvrir la voie à une économie plus respectueuse de l’être humain et de son environnement naturel.

http://www.franceinter.fr/emission-carnets-de-campagne-l-ardeche-55

Le programme de la 4ème rencontre

Voici le programme de cette 4ème rencontre des porteurs de projet de MLC (pour l’imprimer, vous pouvez le télécharger en cliquant sur ce lien).

Comme dans les 3 précédentes rencontres, nous commencerons par une mise en commun des informations et des questions que nous nous posons dans nos projets : nous en dégagerons certaines questions qui seront plus explicitement discutées en début d’après-midi le samedi.

Viendront ensuite des moments de réflexion et d’échange sur des thématiques précises :

  • Pourquoi et comment se lancer dans un projet de MLC ? (il me semble que c’est à ce moment que devra être abordé la question d’une mise à jour du Guide de mise en oeuvre d’une MLC.
  • Comment conjuguer les aspects individuels et collectifs dans un projet de MLC ?
  • Le revenu inconditionnel d’existence
  • Rencontre avec des prestataires
  • La question d’une charte commune pour relier nos projets de MLC

 

4ème rencontre nationale des 15 et 16 octobre à Villeneuve sur Lot (47)

INFORMATIONS PRATIQUES

L’inscription pour cette rencontre est ouverte aux porteurs de projets de Monnaie Locale Complémentaire existants ou en cours de réflexion.

 

Le programme de cette 4ème rencontre
http://monnaie-locale-complementaire.net/?p=962

Place Lafayette à Villeneuve Lot, tableau J-P Maurel

  1. Vous pouvez arriver le vendredi en fin d’après-midi et en soirée.

Nous vous accueillerons le vendredi au local de l’association « Agir pour le Vivant », 190, Ave. du Général de Gaulle (= »Magnac » route de Monflanquin) à Villeneuve sur Lot (C’est où ? Cliquez sur ce lien) : entre 18h00 et 21h00. Nous partagerons un repas ensemble sur place (19h30).

 

  1. Samedi & Dimanche, la Rencontre se déroulera à

L’Oustal – Lycée des Métiers de la Vie Rurale

rue Paul Sabatier /ZI La Boulbène – 47300 Villeneuve sur Lot

(C’est où ? Cliquez sur ce lien)

(Accès possible par la rocade est Agen-Paris)

  1. Pour nous joindre sur ces 3 jours = 06 02 32 83 54 / 06 04 45 14 68

Accès en Train :

La Gare TGV se trouve à Agen (30 kms de Villeneuve sur la ligne Paris-Bordeaux-Toulouse-Lyon.

La gare d’arrivée pour Villeneuve peut être :

  • celle de Penne d’Agenais (9kms de Villeneuve). Correspondance depuis Agen sur la ligne SNCF Agen-Limoges-Paris.
  • ou la gare SNCF routière de Villeneuve/lot. Il y a des bus SNCF de correspondance Agen-Villeneuve, mais attention avec certains trains seulement. Le parcours jusqu’à Villeneuve peut être inclus dans le billet dès le départ : http://www.ter-sncf.com/Region/aquitaine/gare/Villeneuve-sur-Lot.aspx

Nous pouvons vous récupérer à l’une de ces 2 gares d’arrivée en fonction des arrivées annoncées sur le formulaire d’inscription.

Accès en voiture :

Villeneuve sur Lot se situe sur la RN 21 Paris-Limoges-Agen-Toulouse.

Depuis l’autoroute A62 Toulouse-Bordeaux :

  • En provenance de Toulouse : sortie n°7 « Agen-Villeneuve-Périgueux »
  • En provenance de Bordeaux : sortie n° 6 « Aiguillon-Villeneuve »

Pour le logement :

  • nous envisageons de loger tout le monde chez l’habitant, en portant duvet et gentillesse
  • ce sera gratuit, mais cela suppose de nous avertir assez tôt

Pour les repas :

Qui seront préparés par notre équipe de cuisine à partir des produits locaux bio et de vos apports, sauf pour un repas bio imposé par la structure qui nous reçoit. Ils seront pris sur place.

Frais engagés :

Une participation aux frais de 20 Euros sera demandée aux participants (location de salles, repas).

Pour d’éventuels covoiturages :

Voici l’adresse : http://monnaie-locale-complementaire.net/covoiturage/

Heol

Les autres projets de la région Bretagne

logo-ADESS1Projet du Pays de Brest

  • Nom de la monnaie : Heol
  • Bassin de vie : Pays de Brest
  • Département : Finistère (29)
  • Début du projet : 2009
  • Mise en circulation :Janvier 2012
  • Moyen d’échange : papier
  • Evaluation : convertible en euros
  • Fonte: 2% par trimestre
  • Association porteuse : ADESS Pays de Brest
  • But du projet : relocaliser l’économie, valoriser les consommations responsables, développer la mise en réseau des acteurs de l’économie sociale et solidaire
  • Mécanisme de recouvrement des coûts : adhésion, fonte, reconversion
  • Site : www.heol.infini.fr
  • Contact : ADESS Pays de Brest
  • Relais : Noa Soudée
  • Mail du relais : heol@adesspaysdebrest.infini.fr

D’autres informations :
Lancement officiel le 27 janvier 2012.

Editorial : à quoi sert une monnaie locale complémentaire ?

A quoi sert une monnaie locale complémentaire (MLC) ? En quoi, à qui, comment peut-elle être utile ? De quelle utilité parlons-nous ?

De l’utilité sociale quand elle ne se réduit pas au seul intérêt économique. Ce qui ne veut pas dire : pas d’intérêt économique du tout(1) ; mais juste l’intérêt économique remis à sa juste place(2), qui n’est ni première ni centrale. Lire la suite


Notes
  1. Une MLC est convertible en euros, sur la base de : 1 € = 1 unité de MLC. C’est cette convertibilité qui fait qu’une monnaie est « complémentaire » et non pas « alternative ». Tout difficulté fiscale est ainsi résolue. []
  2. Michel Lepesant, Mesurer les réussites, réussir la Mesure, MaisOùComment, 2011, http://monnaie-locale-romans.org/mesurer-les-reussites-reussir-la-mesure/ []